Prochain Match D1La Roche-sur-Yon vs HCMP/25 novembre 2017/La Roche Sur Yon
Prochain Match D1La Roche-sur-Yon vs HCMP/25 novembre 2017/La Roche Sur Yon

Historique du Club

Un peu d’histoire sur les Bouquetins

A la base du HCMP (Anciennement Val Vanoise) on trouve le Hockey Club Pralognan crée en 1965.
L’idée d’une association avec les clubs voisins se dessinent petit à petit et c’est en 1983 que le Hockey Club Tarentaise voit le jour lors du rapprochement avec Méribel, puis en 1990 Courchevel rejoint les deux municipalités pour former le Hockey Club Val Vanoise.

C’est en 2017 que le bureau directeur adopte le nom du HCMP (Hockey Courchevel Méribel Pralognan) pour permettre plus de visibilité au niveau national pour nos trois stations.

Le HCMP est à l’heure actuelle l’un des clubs les plus importants en nombre de licenciés (+ de 250) et présente la particularité d’évoluer sur 3 patinoires différentes d’où son surnom de « Club aux Trois Patinoires ».

PRÉSIDENTS : Léo Mounier (1965), Alfred Dupont (2004), Pascale Durandard (2012), Thomas Fontanel (2015), Vincent Gandy (2017).

ENTRAINEURS : Antoine Sangiorgio (1987), Michel Bauman (1992), René Boudreault et Bernard Le Blond (1994), Luc Tremblay et Bernard Le Blond (1996), Mika Lansky (1997), Dimitri Bochatay (1998), Fernand Boutin (1999), Patrick Adin (2004), Pierre Rossat-Mignod (2009).

CAPITAINES : Léo Mounier (1965), René Blosser (1966), Alfred Dupont, Bernard Le Blond (1994), Eric Archain (1999), Dylan Mounier (2003), Mathieu Cyr (2009), Mickael Bouvier (2011), Thomas Fontanel (2012), David Cayer (2013), Alexis Gomane (2014), Petr Stoklasa (2016).

PALMARÈS : Vainqueur de la Coupe de France (1980), Champion de France Division 2 (1980), Vice-Champion de France D3 (2009), Champion de France Division 2 (2015).

Les logos

Au mois de juillet 2010, le club adopta un nouveau logo plus stylisé créé par Alex Adamczyk. L’ancien emblème, qui avait été utilisé pendant vingt ans et qui comprenait les logos des trois stations de la Vanoise (un flocon pour Courchevel, un Bouquetin pour Pralognan et un cœur tricolore pour Méribel), fut remplacé par un nouveau cercle duquel semblait jaillir cette fois un bouquetin fougueux aux longues cornes menaçantes avec en fond de paysage les sommets des montagnes. Par ailleurs, le surnom « Bouquetins » fut mentionné pour la première fois sur le bas du logo entre deux palettes de crosses croisées. Pour l’anecdote, au départ le bouquetin fut dessiné avec un palet dans sa bouche. Mais comme certains voyaient plutôt un fromage, le puck fut donc enlevé du dessin d’origine en 2012.
C’est en mai 2017 qu’une refonte du logo, plus moderne et en adéquation avec le nouveau nom du club (HCMP), fût créé par Alex Adamczyk en collaboration avec Julien Lainet graphiste à Annecy.

De 1965 à 2003

Fondation du club de PRALOGNAN en 1965 par le président Léo Mounier.
Le club évoluera en Division 3 (1966), Division 2 (1968) et sera sacré champion de France D2 en 1980 avec dans cette même année une victoire en Coupe de France.
Le club s’associe avec Méribel en 1983 puis avec COURCHEVEL en 1990
Le Hockey Club Val Vanoise est né !
Les Bouquetins réussiront à se maintenir en Division 1 jusqu’à la saison 2002/2003, mais pour diverses raisons le club décidera de ne pas réinscrire son équipe à ce niveau, préférant se recentrer sur le développement de son Hockey mineur et son action de formation.

Durant cette périodes des joueurs comme Richard PETERSON, Michel BROUSSEAU (équipe de France), Pat DUNN (équipe de France), Stéphane LESSARD, Roger DUBE (équipe de France), Fernand BOUTIN, Stanislas SIMO, Mika LANSKY, René BOUDRO et Mike BAUMAN ont conduit cette équipe vers de nombreuses victoires.
De nombreux joueurs de la vallée ont également joué dans cette équipe: J.L. FILIATRE, A. FRONT, J. CAQUINEAU, R. BLANCHE, J.L., M. et D. MOUNIER, M., S. et F. VION, les frères MALEC, F. HERPIN, P. ROLLAND, P. FAVRE, S. CHARLET, M. SMITH, G. CHERON, F.DUPONT, D.BARIOZ

Pour en apprendre un peu plus sur les débuts de notre club, voici le texte tiré du livre L’INCROYABLE HISTOIRE DES CLUBS FRANÇAIS écrit par Tristan ALRIC

Le club de Val Vanoise occupe une place particulière dans le hockey sur glace français. Surnommé le « club aux trois patinoires », il rassemble en effet aujourd’hui sous un même maillot trois stations de la Tarentaise : Pralognan, Courchevel et Méribel. Cette union, rendue nécessaire pour des raisons à la fois financières et logistiques, se réalisa par étapes. Dans un premier temps, c’est le village de Pralognan-la-Vanoise qui créa son propre club de hockey sur glace. Toutefois, après deux regroupements successifs, le Hockey-Club de Pralognan fut rebaptisé « Tarentaise » avant d’adopter l’appellation « Val Vanoise ».

L’histoire atypique du club de Savoie débuta avec l’arrivée providentielle à Pralognan d’un personnage incontournable : l’ancien hockeyeur de Gap Léo Mounier. En effet, cet homme passionné a été incontestablement le père fondateur du hockey sur glace dans la région de la Tarentaise d’autant qu’il occupa pendant plus de quarante ans le poste inamovible de président du club.

Originaire des Hautes-Alpes, Léo Mounier joua d’abord au hockey sur la piste naturelle du boulodrome de la Pépinière à Gap. Ses anciens coéquipiers, parmi lesquels se trouvait Jean Ferrand (futur président de la fédération des sports de glace), se souviennent du grand dévouement dont faisait déjà preuve le jeune Léo Mounier, notamment pour se porter volontaire pendant les nuits d’hiver afin d’arroser leur terrain de jeu favori pour qu’il gèle.

Après avoir été aspirant-guide dans la station de Serre-Chevalier, Léo Mounier se dirigea vers le nord des Alpes et s’installa à Pralognan-la-Vanoise en 1955 pour des raisons professionnelles. Agé de vingt-cinq ans, il exerça les fonctions de moniteur de ski et de guide de montagne. Mais à la suite de plusieurs blessures qui le handicapèrent, d’abord en ski puis en voiture (son véhicule avec trois joueurs dedans en percuta une autre dans les gorges de l’Arly), il fut contraint de ranger définitivement ses skis et ses patins pour s’occuper désormais de l’intendance du chalet de l’UCPA, autrement dit le siège local de l’Union nationale des Centres sportifs de Plein Air.

Dès son arrivée au pied du mont Bochor, Léo Mounier, qui vouait une grande passion pour le hockey sur glace, se mit en tête de créer un club dans la modeste station de Pralognan qui comptait seulement 480 habitants. L’initiative était d’autant plus audacieuse que c’était une station très cloisonnée perchée à 1400 mètres d’altitude avec un seul accès en hiver par Albertville.

Après avoir aménagé une petite patinoire naturelle très rudimentaire, Léo Mounier entreprit de convaincre tous les habitants de l’intérêt de la construction d’une véritable patinoire en dur. Pour ce faire, il rallia rapidement à sa cause le maire de l’époque, Marcel Bodard, et le directeur de l’office du tourisme Yves Sourzat, mais aussi les moniteurs de ski et les sportifsdu coin. Bref, grâce à sa personnalité attachante et sa force de persuasion, il finit par convaincre tous les résidents du village de l’utilité de ce nouvel équipement. C’est ainsi que dès la fin du mois de décembre 1963, une surface de glace un peu plus fonctionnelle (mais toujours naturelle et en plein air) fut mise à la disposition des adeptes du patinage. Les pompiers fournirent la motopompe pour puiser l’eau nécessaire dans la rivière Doron de Chavière et les employés municipaux construisirent les raclettes en bois pour le nettoyage de la glace…

Cette piste, même modeste, devint un atout touristique supplémentaire pour la station de Pralognan car, un an avant la création de la patinoire, on avait déjà assisté à l’inauguration du téléphérique reliant le village au Mont-Bochor, un moyen de transport par câble aérien qui était alors le plus rapide du monde avec une vitesse maximale de 8 mètres par seconde.

Malheureusement, au milieu de l’été, le 27 juillet 1964,un incident spectaculaire se produisit. En effet, un lac de montagne portant le nom prémonitoire de « glacier de la patinoire » se vidangea brutalement peu avant 15 heures. Les eaux de ce lac qui portait bien son nom (en plein été il était encore pris sur plus de la moitié de sa surface par la glace), dévalèrent rapidement les pentes puis dévastèrent le centre de Pralognan. Fort heureusement, il n’y eu aucune victime (les campings furent évacués juste à temps), mais les dégâts matériels furent très importants. C’est ainsi que la patinoire, rendue inutilisable, dut être réaménagée de l’autre côté du Doron à l’emplacement où sera construit beaucoup plus tard le Prélude Olympique.

Dès la fin de l’année 1964, grâce aux efforts incessants de Léo Mounier, la nouvelle surface de glace en plein air fut enfin entourée par une balustrade. A ce beau cadeau de noël, qui permettait ainsi les charges, s’ajouta une table de chronométrage dans une petite cabane en bois installée sur un talus dominant la piste. Pour l’anecdote, lorsqu’un joueur était pénalisé, il devait sauter par-dessus la bande et escalader un monticule en s’enfonçant souvent dans la neige pour s’assoir sur ce qui servait de banc de prison…

Grâce à ces aménagements spartiates les premiers « Bouquetins » allaient pouvoir disputer des matches amicaux patins aux pieds et crosses en mains. Si le futur club de Val Vanoise adopta bien des années plus tard ce mammifère comme emblème, c’est pour faire référence à une spécificité locale. En effet, le parc national de la Vanoise fut la première réserve naturelle de ce type créé en France dès 1963. Cet espace préservé fut aménagé notamment à cause de la quasi-disparition du bouquetin dans le massif de la Vanoise. Ce mammifère aux longues cornes recourbées avait été malheureusement exterminé dès l’apparition des armes à feu. Le Parc national de la Vanoise protégea donc désormais cet animal et il l’adopta logiquement comme emblème. On le retrouva ensuite sur le logo du club de hockey sous la forme d’une tête de bouquetin très reconnaissable avec ses cornes aux tailles impressionnantes puisqu’à l’âge adulte celles du mâle atteignent jusqu’à un mètre et peuvent peser jusqu’à 6 kg la paire.

Une fois la patinoire naturelle réaménagée, Léo Mounier put former sa première équipe de hockey qui était constituée pour l’essentiel avec des moniteurs de ski de la station.

Parmi eux, il y avait Denis Blanc (international de ski), René Blosser (capitaine de l’équipe), Bruno Favre, Robert Coudurier, Michel Vion, Didier Sourzat, Roland Giroud-Roux, Michel Favre, Roger Rolland, Jean-Pierre Favre, les frères Dominique et Jean-François Jeangeorges ainsi que le gardien de but Jacky Amiez. On notera que ce dernier était le père du futur champion de ski Sébastien Amiez, grand spécialiste du slalom, qui remporta la médaille d’argent aux JO de Salt Lake City en 2002.

Pour diriger le club de hockey embryonnaire de Pralognan, Léo Mounier fut aidé dans sa tâche par Yves Girod-Roux, le directeur des remontées mécaniques (qui embauchait tous les hockeyeurs), le chauffeur de chasse-neige Robert Rolland, l’instituteur Pierre Basso et le directeur de l’office de tourisme Yves Sourzat.

L’équipe de hockey de Pralognan bénéficia donc de la bienveillance et de l’aide logistique de la Mairie qui lui fournit les maillots, les patins ou encore les crosses.C’est ainsi que le Hockey-Club de Pralognan fut créé en 1965. Bien entendu Léo Mounier continua à jouer unrôle déterminant en étant à la fois le président et le capitaine de l’équipe avant qu’une blessure en ski ne vienne mettre un terme à sa carrière sportive.

Ces débuts fut une époque héroïque comme le raconte l’ancien arbitre de Grenoble Jean Julien : « J’ai sympathisé avec Léo Mounier dès la création de son club car j’ai eu l’occasion de participer au tout premier match organisé à Pralognan. A cette époque, la patinoire était encore naturelle et les joueurs du coin n’étaient pas tous licenciés. C’était très amateur… Je me souviens que les joueurs portaient des équipements encore rudimentaires. Par exemple, j’en ai vu certains mettre les porte-jarretelles de leurs femmes pour faire tenir les bas ! »

Le chauffeur de taxi grenoblois entretiendra par la suite une relation étroite et très amicale avec Léo Mounier qui fera souvent appel à lui pour venir arbitrer des matches ou pour représenter le corps arbitral lorsque le dirigeant de Pralognan deviendra également président de la ligue des Alpes.

Mais pour l’heure, avec l’acharnement qu’on lui connaissait, Léo Mounier sut entraîner dans son sillage les décideurs locaux et tous les habitants de Pralognan qui devinrent rapidement des fidèles supporters du club.D’autant que dans cette petite station de Savoie, les distractions étaient plutôt rares si l’on excepte le ski en hiver et les randonnées en été. Du coup, les matches de hockey furent une nouvelle occasion d’animer le village et de laisser s’exprimer un chauvinisme local bon enfant car ces rencontres devinrent rapidement une attraction très populaire malgré le grand froid, la neige ou la pluie qui perturbèrent parfois les parties. C’est ainsi qu’un jour, pendant un match contre les Houches, alors qu’il neigeait, le palet disparut dans la poudreuse qui s’était amoncelée sur la glace avant de réapparaître opportunément juste devant la cage des visiteurs permettant à un joueur de Pralognan de marquer l’unique but de la rencontre…

Le soutien des spectateurs fut d’autant plus enthousiaste que Léo Mounier, père de six enfants,donna au club local une connotation très familiale. En effet, il transmit sa passion du hockey sur glace, sans doute par hérédité, à ses deux fils, Michel et Jean-Loup,ainsi qu’à son petit-fils Dylan (fils de Jean-Loup) qui ont tous joué dans l’équipe fanion du club. Ses quatre filles, Evelyne (sœur jumelle de Michel), Myriam, Joëlle et Florence, ne furent pas les dernières à venir encourager parfois leurs frangins lorsqu’ils jouaient sur la patinoire. Par ailleurs, l’épouse du patriarche, Marcelle Mounier,d’abord femme au foyer, devint ensuite la propriétaire de l’Hôtel Vallée Blanche à Pralognan pendant dix ans (1975-1985) avant que son fils Michel ne reprenne la direction de l’établissement pendant une nouvelle décennie. Autant dire que le club de hockey sur glace bénéficia d’une promotion efficace du fait des nombreux contacts qu’entretenaient tous les membres de la famille Mounier avec les habitants et les touristes de passage.

Il faut ajouter que deux hockeyeurs du club de Pralognan devinrent par ailleurs d’authentiques champions de ski ce qui attira encore un peu plus lesregards sur l’équipe de hockey de Pralognan. En effet, d’abord Michel Mounier fut membre de l’équipe de France de ski entre 1970 et 1974. Ensuite, c’est Michel Vion qui connut une célébrité encore plus importantedans cette discipline en remportant dans un premier temps le titre de champion de France de Géant en 1978,puis à deux reprises le titre de champion de France de Descente en 1981 et 1984. Mais il connut surtout la consécration en remportant la médaille d’or en combiné lors des Championnats du monde de 1982 organisés à Schladming en Autriche.

Michel Vion, qui deviendra en 2010 le président de la Fédération française de ski, raconte la passion qu’il a toujours eu pour le hockey sur glace : « Au départ, j’étais beaucoup plus hockeyeur que skieur. Cela a étéle cas jusqu’à l’âge de quatorze ans. Ensuite, lorsque j’ai commencé à être sélectionné dans l’équipe de France de ski, j’ai continué malgré tout à jouer au hockey même si j’ai dû le faire en cachette ! Je jonglais discrètement avec les deux disciplines. Au bout d’un certain temps, j’ai été contraint de lever le pied en disputant uniquement quelques matches de hockey en dilettante comme simple renfort. Lorsque, j’ai arrêté ma carrière de skieur, à l’âge de vingt-six ans, j’ai encore participé ponctuellement à quelques rencontres de hockey sur glace avant de renoncer définitivement à ce sport que j’aimais beaucoup à cause d’un problème à un tendon d’Achille. J’avais alors trente-trois ans. »

Avec ses deux célèbres porte-drapeaux l’équipe senior du club de Pralognan ne pouvait que bénéficier du soutien inconditionnel des spectateurs de la région qui étaient fiers de leurs champions, d’autant que Michel Vion avait également deux frères hockeyeurs, Fabrice et Sylvestre. Ces derniers furent tous les deux gardiens de but de la formation de Savoie. Bref, l’équipe de Pralognan était un peu une affaire de famille ce qui ne pouvait qu’accentuer l’affection du public autochtone.

Mais au mois de septembre 1978, le club de la Tarentaise n’hésita pas à jouer une nouvelle carte maitresse en faisant venir le célèbre canadien anglophone Richard Peterson, 24 ans, qui venait d’effectuer un passage très remarqué à Gap. En effet, il avait largement contribué aux deux titres successifs de champion de France de la Nationale A (Ligue Magnus aujourd’hui) que le club des Hautes-Alpes venait de remporter en 1977 et 1978.

Ayant appris que Richard Peterson se trouvait désormais à Grenoble, où il venait de s’inscrire à la faculté pour suivre des cours de sciences politiques, Léo Mounier n’hésita pas une seconde. Il lui proposa de venir renforcer l’équipe de la Vanoise même si le sympathique canadien ne pouvait se rendre dans la station savoyarde que pendant les week-ends. Néanmoins, le club de Grenoble accepta avec beaucoup de fair-play que Richard Peterson puisse continuer à s’entraîner régulièrement sur la patinoire de l’Isère en même temps que l’équipe élite de Grenoble. Il est indéniable qu’avec le recrutement de Richard Peterson le club de Pralognan avait effectué une bonne pêche. L’objectif du président Léo Mounier était clair : il visait le titre national de la « Nationale C » et il allait être rapidement atteint.

En effet, le premier résultat sportif tangible survint lors de la saison 1979-1980, quinze ans après la création du club, puisque le club de Pralognan fut sacré champion de France de la Nationale C, un niveau qui correspond aujourd’hui à la Division 2. A cette époque, la ligue desAlpes et celle du Sud avaient créé un championnat commun pour avoir assez de clubs en compétition et donc assez de matches. Toutefois, chaque ligue pouvait qualifier séparément une équipe pour les play-offs. Pralognan ayant terminé champion des Alpes et Nîmes champion du sud, ces deux clubs participèrent donc ensemble aux phases finales. A ce moment-là l’équipe senior n’avait plus Richard Peterson dans ses rangs mais elle bénéficiait de la présence de deux renforts canadiens, Alain Blouin et Michel Brousseau (venu de Gap). Ce dernier, grâce à sa naturalisation, put jouer malgré le règlement de l’époque qui autorisait l’utilisation d’un seul renfort étranger par club.

Ayant été qualifiée pour les play-offs, l’équipe de Pralognan continua sur sa lancée en réussissant à battre celle de Nîmes à deux reprises dans la finale sud (13-1 et 9-6). Les hockeyeurs savoyards s’imposèrent à nouveau dans la finale nationale face à Meudon sur les scores cette fois très impressionnants : 40-4 à Pralognan puis 13-7 à Meudon…

On notera que le club savoyard, cher à Léo Mounier,réussit également un véritable festival en Coupe de France qui était réservée à la Nationale C. En effet, lors des demi-finales, Pralognan-la-Vanoise s’imposa à deux reprises devant Poitiers (13-4 et 9-5). Lors de la finale,qui se déroula au début du mois d’avril 1980 dans la patinoire Charlemagne de Lyon, le club de Pralognan battit une fois encore celui de Meudon mais sur un score beaucoup moins humiliant (9-7). On notera qu’après ce titre de champion de France de Nationale C remporté en 1980, le club de la Vanoise réussira à évoluer sans discontinuer en Division 1 pendant de nombreuses années.

A l’issue de la saison 1980-1981, la première en « Nationale B », l’équipe senior de Pralognan, emmenée par son capitaine Alfred Dupont, connut un apprentissage difficile puisqu’elle termina septième et avant-dernière du championnat dans la poule sud. Mais les Montagnards se rachetèrent par la suite en se classant premiers de la poule de maintien. Ils seront dès lors coutumiers de ces sauvetages de dernière heure.

C’est à cette époque que Léo Mounier prit une nouvelle dimension comme dirigeant en étant élu membre du Comité National de Hockey sur Glace, l’organisme qui gérait encore cette discipline au sein de la Fédération Française des Sports de Glace. Le président savoyard allait occuper ce poste de responsabilité très important pendant plus de vingt ans.

Pendant la saison 1981-1982, le club de Pralognan continua à « patiner », mais dans le mauvais sens du terme, en terminant cette fois huitième et bon dernier dans la poule sud. Toutefois, comme l’année précédente, les seniors eurent un sursaut d’orgueil et se rachetèrent en terminant troisièmes de la poule de maintien. Il faut noter que dans la ligue des Alpes de la Nationale C (équivalente de la Division 2) participaient également les deux stations voisines, celles de Courchevel et de Méribel.

Le premier club était présidé par Jules Montmayeur et le second par Jacques Front. Or, l’équipe de hockey sur glace défendant les couleurs de Méribel effectua le meilleur parcours en se qualifiant pour les phases finales. Dans la série qualificative de la zone sud, les hockeyeurs de Méribel devancèrent ainsi ceux de Toulon et de Poitiers. Du coup, si le club de Méribel perdit ensuite ses deux matches contre les Français Volants de Paris (6-11et 8-10), la station de la Tarentaise fut malgré tout promue à son tour en « Nationale B » rejoignant du coup son voisin Pralognan en Division 1.

Avec désormais deux clubs très proches géographiquement dans la même compétition, les rivalités locales devinrent un peu plus exacerbées rendant les derbys locaux plus animés et surtout les matches plus virils… D’autant que pendant la saison 1982-1983, l’équipe de Méribel dut concéder un match nul à domicile devant Pralognan (6-6). Mais les hockeyeurs de Méribel furent en revanche les très larges vainqueurs du match retour à Pralognan (13-3).Pour expliquer cette grande différence, il faut souligner qu’entre-temps plusieurs joueurs de Saint-Gervais, qui n’évoluaient plus en Nationale A, vinrent renforcer l’équipe de Méribel. C’est ainsi que l’on vit débarquer,par plusieurs vagues successives, Maurice Chappot, Jean-Loup Perroud, Joël Godeau, Yann Sage ou encore Georges Orset, et même Alain Mazza de Chamonix.Pour l’anecdote, ces renforts de luxe, dont la plupart étaient des anciens internationaux, furent bloqués un jour sur la route par un embouteillage. Du coup, les dirigeants de Méribel n’hésitèrent pas à aller les chercher à Albertville, non loin de l’endroit où s’était formé le bouchon, afin de les acheminer en hélicoptère jusque devant l’entrée de la patinoire de Méribel !

Ces « mercenaires », à qui on ne refusait rien, soufflèrent ainsi la politesse à leurs grands rivaux régionaux en terminant troisièmes, alors que les joueurs de Pralognan se retrouvèrent seulement cinquièmes… Parmi ces derniers, il y avait le renfort canadien Denis Halley qui fut malheureusement longtemps indisponible à cause d’un violent coup de crosse asséné sur un bras par son compatriote Brian Crossman lors d’un match à Avignon. Pendant cette saison « fratricide » l’ancien international junior Didier Barioz arriva à Pralognan en provenance de Lyon. Si ce dernier retourna ensuite jouer dans la ville du Rhône, il deviendra quelques années plus tard un personnage important du hockey de la Tarentaise en occupant les postes de directeur de la patinoire de Pralognan puis celle de Courchevel.

Il convient justement de souligner qu’à l’époque de la lutte entre Pralognan et Méribel dans le même championnat, le troisième club de la Tarentaise, à savoir Courchevel, continua à disputer de son côté le modeste championnat de la « Nationale C ». Malgré la concurrence sportive qui exacerbait certaines rivalités de clocher, l’idée d’une association entre les trois clubs de la région se dessinait petit à petit… D’autant que les entraînements et les matches du club de Pralognan (privé de sa piste naturelle trop tributaire de la température extérieure), se déroulaient toujours sur la patinoire artificielle découverte de Courchevel. Ensuite, lorsque le nouveau règlement fédéral exigea que les matches se déroulent sur une piste couverte, l’équipe de Pralognan fut dans l’obligation d’aller disputer tous ses matches « à domicile » à Roanne. Le seul avantage de cet exil momentané dans le département de la Loire fut que plusieurs joueurs de Roanne et de Clermont-Ferrand renforcèrent l’équipe de Pralognan car ils travaillaient tous aux remontées mécaniques de la station pendant l’hiver. Ce fut le cas notamment de Coste, Gillard, Toriani, Papillon auxquels vint s’ajouter le renfort de Saint-Gervais Marcel Gentina.

Si Léo Mounier ne resta pas insensible en assistant au large faux pas de son club favori face au voisin de Méribel, il avait cependant l’avantage de pouvoir prendre du recul et d’avoir une vue beaucoup plus distanciée du fait de ses responsabilités nationales. D’autant que, outre son poste de président du club de Pralognan-la-Vanoise et celui de membre fédéral du CNHG, Léo Mounier fut également élu en 1983 président du Comité de Hockey de la Ligue Rhône-Alpes. Ce fut une responsabilité supplémentaire pour ce véritable stakhanoviste qui assumera cette nouvelle charge pendant douze ans. Ajoutons pour évoquer le cumul impressionnant qu’exerçait Léo Mounier, que ce dernier fut aussi délégué régional de la Ligue Nationale des arbitres français (LNAF). Bref, devant cette activité débordante, Léo Mounier fut surnommé par ses amis,non sans ironie mais aussi avec affection, le « pape du hockey savoyard ».

Si l’arbitre Jean Julien entretenait depuis le début des contacts très étroits avec le président du club de Pralognan, ce fut désormais le cas également de l’ancien président du club de Grenoble Jacques Fouletier. Ce dernier raconte : « J’ai connu Léo Mounier lorsqu’il était encore le secrétaire de la ligue de Rhône-Alpes. Bien entendu nos contacts ont continué à être très amicaux quand il a été élu président et moi secrétaire général. Je tiens à lui rendre hommage car, à l’époque, il m’a beaucoup soutenu. J’ai noué des liens très cordiaux avec lui, même si politiquement nous étions très éloignés. Ce n’était un secret pour personne que lui avait une sensibilité nettement de droite alors que moi j’étais à l’opposé proche du parti socialiste. Pour l’anecdote, lors des réunions, nous étions les seuls à nous vouvoyer et ce fut le cas jusqu’à la fin. Ce n’était pas par défiance, bien au contraire, il s’agissait d’un signe de respect mutuel. Nos rapports ont été assez spéciaux, à la fois paternels et admiratifs. C’est pour cette raison que nous avons créé ensemble le premier tournoi junior de Grenoble. C’est ce qui explique aussi que lorsque j’ai pris du recul avec Grenoble en abandonnant la présidence, Léo Mounier a tenu à me licencier au club de Pralognan lorsqu’il a fallu organiser des championnats du monde juniors. Léo Mounier a été un grand dirigeant qui préféra se consacrer à un travail de terrain. Il mettait en application ce qu’il a toujours dit, à savoir que ce qui comptait, c’est ce qui se passait sur la glace ! Pour le reste, ce n’était ni les honneurs ni les médailles qui l’intéressaient. »

Les seuls trophées que Léo Mounier affectionnait étaient bien entendu ceux remportés sportivement par les clubs de sa région d’adoption. Malheureusement, lors de la saison 1984-1985, dans la poule sud de la Division 1, les équipes seniors de Méribel et de Pralognan se retrouvèrent en grande difficulté aux deux dernières places du classement. Dans la poule de maintien, si le club de Méribel termina cinquième et sauva ainsi sa tête, en revanche, le club de Pralognan déclara forfait après avoir disputé seulement deux rencontres, une à domicile contre Lyon et une autre à Dijon qui se soldèrent par deux défaites (7-8 et 2-4).

En effet, appliquant le proverbe qui dit que « l’union fait la force », les dirigeants des clubs de Pralognan et de Méribel avaient décidé de former désormais un club unique. C’est ainsi que de cette première fusion régionale naquit le Hockey-Club de la Tarentaise. Pour l’anecdote, juste avant cette entente locale, deux Franco-canadiens, Patrick Dunn et Stéphane Lessard, vinrent renforcer provisoirement les équipes de la Vanoise. Ces derniers allaient connaître ensuite une grande notoriété dans le hockey sur glace français en évoluant en Nationale A, mais surtout en étant sélectionnés en équipe de France. Quant à Stéphane Lessard, il connut par ailleurs un autre succès par procuration puisque c’est lui qui écrivit la célèbre chanson « Hélène » qui permit au chanteur canadien Roch Voisine de lancer sa carrière dans l’hexagone.

Il ne fallait pas s’attendre immédiatement à des miracles après la fusion entre Pralognan et Méribel puisque à l’issue de la saison 1985-1986, la « Tarentaise » finit huitième et dernière de la poule sud de Division 1. Mais comme à leur habitude, les Savoyards, dos au mur,sauvèrent leur tête en finissant deuxièmes de la poule de maintien.

A la suite d’une réorganisation des championnats de France et la création d’une « Nationale 1B », lors de la saison 1986-1987, le club de la Tarentaise fut rétrogradé d’un palier puisqu’il évolua désormais dans la nouvelle Nationale 2 (Division 2).

Le président Léo Mounier, qui voulait donner un nouvel élan à son club, fit alors appel à Antoine Sangiorgio, un ancien joueur de Grenoble qui s’était reconverti en arbitre à la suite d’une blessure. Ce dernier accepta de venir s’occuper en Tarentaise des jeunes hockeyeurs du coin qui se faisaient plutôt rares. Quant à l’équipe senior, pour continuer à survivre, les dirigeants avaient été contraints de la renforcer avec des joueurs extérieurs qui venaient notamment du club de Chamonix comme Claret-Tournier, Briganti ou le gardien Lebas. Il y avait aussi le canadien Ross Jason.

« Le problème, c’est que la plupart des hockeyeurs originaires de la Tarentaise étaient également des moniteurs de ski en hiver, explique Antoine Sangiorgio. C’est pour cette raison qu’il fallait souvent les remplacer. Voilà pourquoi, je suis redevenu moi-même joueur à l’occasion de quelques rencontres de championnat. Mai j’ai accepté uniquement pour les dépanner. »

Classé cinquième de la zone sud, le HC Tarentaise termina cette fois premier de la poule de maintien. Pour l’instant, les saisons se suivaient et se ressemblaient sportivement avec un sauvetage de dernière minute. C’est ainsi qu’à l’issue du championnat 1987-1988, les hockeyeurs de la Tarentaise se classèrent septièmes dans la poule sud de la Division 2 puis troisièmes de la poule de maintien.

Au cours de l’année 1988, suite à des problèmes rencontrés par les dirigeants du club de Grenoble, il fut décidé de transférer à Pralognan le tournoi junior qui était implanté jusqu’ici dans l’Isère. Léo Mounier ajouta donc une nouvelle ligne à la longue liste de ses responsabilités en devenant le président du Comité d’organisation du Tournoi Juniors de Noël qui deviendra par la suite le « Tournoi Juniors de la Vanoise ». A noter que si les deux premières éditions eurent lieu conjointement à Grenoble et à Annecy (1988 et 1989) ce tournoi fut donc ensuite organisé régulièrement dans les patinoires de la Vanoise.

Ayant à cœur de proposer une animation spécialement destiné aux touristes, en plus des matches du championnat de le Division 2, les dirigeants savoyards, avec à leur tête l’infatigable Léo Mounier, organisèrent régulièrement dans les stations de Pralognan, Méribel et Courchevel des matches amicaux durant les périodes de vacances ainsi qu’une rencontre du Tournoi du Mont Blanc qui se jouera chaque année à guichet fermé à Méribel.

Lors de la saison 1988-1989, le Hockey-Club de la Tarentaise bénéficia de l’arrivée imprévue d’un hockeyeur très talentueux qui allait laisser un souvenir impérissable. En effet, ayant des rapports conflictuels avec le président du club de Bordeaux, le futur international tricolore Roger Dubé décida de prendre l’air et de la hauteur puisqu’il effectua un petit aller-retour dans la station savoyarde de Méribel. Du coup, il vint renforcer provisoirement le club de la Tarentaise. L’ancien hockeyeur de Grenoble, Antoine Sangiorgio, qui était alors le coach de la modeste formation savoyarde de la Division 2, a gardé lui aussi un souvenir inoubliable du passage éclair, dans tous les sens du terme, du fameux Franco-canadien qui avait choisi pour l’occasion de porter sur son maillot le numéro 16.

« Roger Dubé avait un sacré caractère. Il ne fallait pas le contrarier sur la glace mais il était très sympa avec tout le monde. Il faut dire que c’était un joueur d’un tel niveau qu’on le regardait un peu patiner en écarquillant les yeux. Dans notre modeste championnat, c’était un avion. Son niveau était tellement supérieur qu’il a fait un véritable festival tout en allant skier sur les pistes quand il en avait envie… »

C’est ce passage pour le moins marquant dans le club de la Tarentaise (48 buts en dix matches !) qui sera évoqué dix ans plus tard par des journalistes finlandais friands d’anecdotes lors des Championnats du monde de Tampere. En effet, les reporters finlandais, intrigués par la réussite insolente de cette fine gâchette, observèrent les statistiques de Roger Dubé et ils furent interloqués lorsqu’ils apprirent que pendant son « escapade » éphémère dans le modeste club de la Tarentaise huit ans plus tôt (avant son arrivée dans la Nationale A), il avait marqué autant de buts en seulement dix matches de championnat. Devant l’étonnement général de la presse nordique, le Tricolore fit preuve d’une grande modestie et d’un certain humour en évoquant cet épisode : « Vous savez, je n’attache pas beaucoup d’importance à ce genre de chiffres. C’était d’ailleurs pour moi une année de transition où je m’entraînais très peu et je skiais beaucoup… »

Si le redoutable Roger Dubé termina logiquement meilleur buteur du championnat, un joueur, aussi bon soit-il, ne pouvait faire à lui tout seul des miracles. Le club de la Tarentaise, dans lequel évoluait également le renfort canadien Kevin Gaudette, se classa cinquième de la poule sud de la Division 2, puis quatrième de la poule de maintien. La situation s’étant apaisée en Gironde à la suite du changement de président, Roger Dubé retourna ensuite rejouer pendant deux saisons supplémentaires dans la patinoire de Mériadeck de Bordeaux où sa fiancée donnait toujours des cours de patinage.

Pendant la saison 1989-1990, le Hockey Club de la Tarentaise continua à se faire discret sportivement puisque son équipe senior se classa à nouveau cinquième dans la poule sud de Division 2, mais elle termina seulement septième dans la poule de maintien. Les Savoyards, qui savaient s’accrocher sur les pentes les plus escarpées, évitèrent donc de peu la relégation…

L’année 1990 fut une date marquante dans l’histoire du club. En effet, on assista à deux grands événements. D’abord, il y eut une nouvelle modification importante du statut du club local de hockey sur glace. En effet, le club de Courchevel, où jouait le canadien Michel Bauman,décida à son tour de rejoindre dans une même association les stations voisines de Pralognan et de Méribel. C’est ainsi qu’après l’officialisation de cette deuxième fusion, le club de la Tarentaise changea de nom pour laisser la place au nouveau Hockey Club Val Vanoise. Le HCVV, dirigé par un président (Léo Mounier) et deux vice-présidents (Emile Chevassu de Méribel et Joël Cacquineau de Courchevel), était un cas unique en France. En effet, plus au nord, la région du Mont-Blanc aurait pu connaître la même évolution. Mais les stations de Chamonix, Saint-Gervais et Megève n’avaient pas pu se mettre d’accord pour fusionner ensemble contrairement au Hockey Club Val Vanoise qui devint de ce fait l’un des clubs les plus importants en nombre de licenciés (près de 250). De plus, il présentait la grande particularité d’avoir à sa disposition trois pistes de glace différentes d’où son surnom de « Club aux Trois Patinoires ».

Outre les avantages financiers et logistiques évidents dont bénéficia désormais le Hockey Club Val Vanoise grâce à cette union sacrée, les dirigeants savoyards avaient également une autre idée en tête. En effet, ils étaient conscients du bénéfice important qu’ils pourraient retirer directement après la désignation officielle (intervenue quatre ans plus tôt) de la communed’Albertville pour organiser les Jeux olympiques d’hiver de 1992.

C’est grâce à ce grand rendez-vous sportif planétaire qui se profilait que se produisit le deuxième grand événement de l’année 1990, à savoir l’inauguration de la patinoire olympique de Pralognan. Le coût de l’infrastructure obligea la commune à emprunter 44 millions de francs (un peu plus de 6 millions d’euros), l’amenant malheureusement à des difficultés financières au lendemain des Jeux. On notera que les stations voisines de Courchevel et de Méribel ne furent pas en reste concernant la modernisation de leurs structures puisqu’elles inaugureront à leur tour, un an plus tard, leurs nouvelles patinoires.

En attendant, pendant la saison sportive 1990-1991, l’entraîneur-joueur Antoine Sangiorgio put renforcer son équipe senior avec une vieille connaissance puisque son ancien coéquipier de Grenoble, Philippe Treille,arriva en Savoie pour continuer à jouer un peu les prolongations à l’âge de 34 ans. En fait, l’ex-attaquant international avait été écarté sans ménagement du jour au lendemain de l’équipe élite de l’Isère dont il était pourtant le capitaine après un sérieux désaccord avec ses dirigeants. Du coup, Antoine Sangiorgio avait informé Léo Mounier de la mise à l’écart de Philippe Treille. Le président de Val Vanoise proposa donc à ce dernier de venir rejoindre son équipe senior. Pour Philippe Treille la situation ne fut pas facile sur le plan pratique car il continua à habiter à Grenoble la semaine et il ne participa à aucun entraînement avec sa nouvelle équipe. Tout au long de la saison il se contenta de disputer uniquement les matches de Val Vanoise durant les week-ends avant de mettre un terme définitif sa brillante carrière. En effet, après avoir raccroché ses patins, Philippe Treille partit ensuite à Paris pour poursuivre ses études d’ingénieur.

Au terme de ce championnat un peu particulier, les nouveaux « Bouquetins », qui étaient représentés par de nombreux joueurs venus d’autres clubs du nord des Alpes, et notamment de Chamonix, terminèrent quatrièmes sur six dans leur poule de la Division 2.

C’est donc pendant l’année 1991 que les stations de Courchevel et de Méribel inaugurèrent à leur tour leurs nouvelles patinoires olympiques enfin couvertes dans la perspective du grand rendez-vous que représentait les J.O. d’Albertville. Fini les bâches sur la piste de Courchevel ou la bulle gonflable de Méribel qui explosa en pleine nuit sous le poids de la neige… Concernant Courchevel, son ancienne patinoire avait été construite en 1967. L’infrastructure de l’époque était constituée d’une piste de glace en plein air, d’une piste de Curling et d’un restaurant de 250 couverts. Cette patinoire était devenue obsolète techniquement. Du coup, à l’occasion des futurs jeux olympiques la commune décida de construire un nouvel équipement multifonctionnel baptisé « Patinoire du Forum » avec notamment une galerie marchande.

De son côté, la nouvelle patinoire de Méribel fut inaugurée la même année sur la commune des Allues, au sein d’un complexe sportif conçu pour accueillir les épreuves de hockey sur glace lors des futurs Jeux d’Albertville. La réalisation avait été confiée au cabinet d’architectes Chambre et Vibert et André Zanassi pour un budget de 200 millions de francs (30 millions d’euros). Il était prévu dès le départ qu’après les Jeux, la capacité d’accueil de la patinoire passerait de 6420 à 2400 places, afin de libérer de l’espace pour l’aménagement d’infrastructures de loisirs et de services. Cette phase de restructuration fut effectuée entre 1993 et 1997 pour un coût total de 80 millions de francs (12 millions d’euros).

Lors de la saison 1991-1992, le parcours sportif du club de Val Vanoise, fut presque anecdotique puisque son équipe fanion termina septième sur dix engagées dans la poule sud de la Division 2. En effet, toutes les énergies et tous les regards se concentrèrent bien évidemment sur l’événement historique inoubliable que fut l’organisation des Jeux olympiques d’hiver en Savoie. Le club de hockey de Val Vanoise prit évidemment une part très active au déroulement de ces J.O. d’Albertville puisque c’est sur la patinoire de Méribel que les 46 matches olympiques de hockey sur glace se déroulèrent du 8 au 23 février 1992.

La station de Pralognan accueillit pour sa part les épreuves de curling non sans rencontrer, il faut bien le dire, quelques difficultés. En effet, lors du début des épreuves, le 17 février 1992, l’unité de réfrigération ne fonctionna pas correctement et seules deux pistes furent praticables. Mais les finales se déroulèrent comme prévu le 22 février, soit la veille du dernier jour des Jeux,sous le regard très vigilant de Didier Barioz qui était devenu le directeur du complexe. L’ancien numéro 10 de l’équipe de hockey locale était en effet revenu en Savoie après un séjour à Lyon puis surtout après un voyage beaucoup plus exotique à Tahiti où il dirigea une société de charter à la voile. C’est lors de son escale lointaine en Polynésie que naquit sa fille Taïna qui deviendra plus tard membre de l’équipe de France de ski et montera sur un podium de la Coupe du monde. De retour en France, Didier Barioz remonta sur ses patins pour rejouer avec le club de Val Vanoise car sa femme Sandrine était originaire de Pralognan où elle exerçait le métier de monitrice de ski en hiver.

Concernant les Jeux olympiques de 1992, c’est à Courchevel que se déroulèrent, dans une ambiance plus détendue, les entraînements des équipes de hockey qui étaient venues du monde entier pour tenter de monter sur le podium ou pour faire bonne figure. Ce fut notamment le cas de l’équipe de France qui réussit à se qualifier jusqu’en quart de finale avant d’être éliminée par les Etats-Unis (1-4).

Comme à son habitude, le président Léo Mounier prit une part très active à ce grand événement sportif qui se déroula dans sa région d’adoption. Pendant les Jeux olympiques d’Albertville, le président du club fut responsable des entraînements qui se déroulaient à Courchevel, une organisation complexe avec la gestion des transports des équipes et du matériel entre les stations de La Tania (lieu de résidence des hockeyeurs), de Courchevel et de Méribel. Il faut ajouter que Patrick Schamash, qui était à la fois le gardien et le médecin du club, fut chargé du contrôle anti-dopage aux JO avant d’occuper plus tard de hautes fonctions dans ce domaine au sein du CIO.

En effet, Patrick Schamasch avait rejoint le mouvement olympique dès 1982 à l’occasion de la candidature d’Albertville. Il devint ensuite directeur médical des Jeux Olympiques d’Albertville après la désignation de la cité savoyarde comme ville organisatrice des JO d’hiver. De père britannique, donc parfaitement bilingue, sa connaissance linguistique a indéniablement constitué un atout pour conforter ses compétences médicales et trouver sa place au sein du CIO.

Une fois les Jeux olympiques achevés, les dirigeants du club de Val Vanoise n’eurent pas le temps de souffler puisque, dès la fin du mois de mars 1992, les trois stations savoyardes organisèrent ensemble la poule B des championnats d’Europe juniors U18. A cette occasion, l’équipe de France, dans laquelle se trouvaient des futurs talents comme le gardien Cristobal Huet, les frères jumeaux Rozenthal, Benoît Pourtanel ou encore Benoît Bachelet, se classa cinquième. Pour l’anecdote, le directeur de la piste de Pralognan, Didier Barioz, eut à nouveau des sueurs froides puisque pour remettre en état sa patinoire défaillante, il dut faire réchauffer la dalle puis refaire la glace…

Après ce tournoi européen, Léo Mounier resta un des dirigeants français les plus impliqués dans le hockey international en restant le « Team Leader » de l’équipe de France des moins de18 ans pendant dix ans. On notera par ailleurs que les patinoires de Pralognan, Méribel et Courchevel, allaient encore accueillir sept ans plus tard la poule B des championnats du monde juniors U18 puis, en 2008, les championnats du monde juniors U18 de la Division 2 mais cette fois uniquement sur les patinoires de Courchevel et de Méribel.

En attendant, lorsque la grande fête olympique s’acheva et que les lumières des Jeux, comme celles du tournoi junior européen, furent définitivement éteintes, la vie du Hockey Club Val Vanoise reprit peu à peu son cours normal. Enfin, presque puisque le grenoblois Antoine Sangiorgio, qui s’était occupé avec succès de la formation des jeunes hockeyeurs locaux depuis six ans, fut contraint de repartir dans la ville de l’Isère. « J’ai eu un désaccord avec Emile Chevassu qui n’a pas voulu reconduire mon contrat, explique-t-il. Le problème, c’est qu’il voulait que j’entraîne les gamins en été pendant les mois de juillet et août. Or, à l’époque, j’étais père de famille avec des enfants en bas âge et je n’ai pas voulu les abandonner. Je suis donc parti mais avec le sentiment du devoir accompli puisque, en toute modestie, j’avais réussi à augmenter considérablement le nombre des licenciés en hockey mineur au point de pouvoir former une équipe dans chaque catégorie. Un seul exemple, tous les jeunes du ski-club de Méribel faisaient désormais également du hockey. Sans parler des gamins que j’avais réussi à recruter à l’occasion de mes cours de gym dans les écoles. »

Pendant la saison 1992-1993, c’est le défenseur Michel Bauman qui devint donc le nouvel entraîneur-joueur des Bouquetins après avoir joué successivement au Mont-Blanc, aux Français Volants de Paris puis à Bordeaux. Le coach canadien eut sans doute du mal à s’acclimater rapidement à la haute altitude, à moins que ses joueurs aient mal digéré la période post-olympique. En effet, dans la poule préliminaire de qualification l’équipe de Val Vanoise termina troisième (sur six) mais seulement huitième et bon dernière d’un second championnat baptisé Nationale 2 B. Le parcours des hockeyeurs de la Savoie fut très laborieux puisqu’ils remportèrent une seule victoire en quatorze matches, et encore avec un gros score très serré (10-8 à domicile contre l’ACBB). Il faut noter par ailleurs que le club créa cette saison-là une équipe féminine qui fut entraînée dans un premier temps par Didier Barioz. Ce dernier en profita pour mettre un terme à sa propre carrière de joueur.

Le président Léo Mounier chercha alors une solution pour essayer de donner un nouvel élan à son équipe fanion tout comme à son club en général. Lors d’une réunion à Grenoble, il en profita pour prendre directement contact avec l’ancien international Bernard Le Blond et il arriva à le convaincre de venir lui donner un coup de main en Savoie. En fait, Léo Mounier n’eut pas beaucoup de mal à persuader le jeune retraité Bernard Le Blond (36 ans) de venir le rejoindre comme ce dernier le raconte : « A cette époque, j’avais ouvert un magasin de golf à Grenoble avec un associé. Malheureusement, lorsque guerre du Koweït a éclaté l’activité commerciale s’est arrêtée brutalement. Du coup, nous avons été obligés de déposer le bilan. Après un bref passage à Poitiers, je ne jouais plus à l’époque au hockey sur glace. C’est alors que j’ai rencontré Léo Mounier qui m’a dit qu’il cherchait un entraîneur. Comme j’étais sans boulot et encore célibataire, j’ai donc accepté sa proposition. »

C’est ainsi que lors de la saison 1993-1994, l’entraîneur Michel Bauman reçut le renfort de Bernard Le Blond mais également du hockeyeur américain René Boudreault. « En fait, tous les trois, on s’est partagé les entraînements du club, explique Bernard Le Blond. Moi j’étais plutôt sur Méribel, René Boudreault sur Courchevel et Michel Bauman sur Pralognan. Pour amener nos jeunes aux divers entraînements, on se servait des bus qui faisaient la navette entre les trois patinoires. »

Ayant rechaussé ses patins un peu par hasard, Bernard Le Blond retrouva rapidement ses réflexes d’ancien hockeyeur de haut niveau. A tel point que ses camarades du club, ainsi que le président, lui proposèrent de disputer à nouveau des matches de championnat avec l’équipe senior de Val Vanoise. De longues palabres ne furent pas nécessaires pour que le célèbre numéro 6 se repique au jeu… Les Bouquetins, qui bénéficiaient d’un deuxième renfort américain avec le gardien de couleur Nadew Befekadu, terminèrent en troisième position dans la poule préliminaire et à la cinquième place dans la zone sud de la Division 2. Enfin, le club termina premier (sur quatre) de la poule pour l’octroi de la neuvième place.

Lors du coup d’envoi de la saison 1994-1995, le canadien Michel Bauman partit à Lyon. Du coup, c’est René Boudreault et Bernard Le Blond qui supervisèrent désormais ensemble les entraînements du club dans une parfaite harmonie comme le en témoigne l’ex-attaquant tricolore : « On jouait tous les deux ensemble. René avait un shoot très impressionnant. Pendant les matches, on s’est régalé d’autant que le club a fait venir cette année-là le tchèque Mika Lansky qui était très rapide et faisait souvent des passes en or sur la glace. »

L’équipe de Val Vanoise, qui arborait toujours sur ses maillots la marque « Super U » de Salins-Les-Thermes,se classa quatrième seulement dans la poule sud de la Division 2. Mais les Bouquetins terminèrent ensuite en tête d’une importante poule de maintien (9 clubs en compétition et 16 matches).

Pendant la saison 1995-1996, le HCVV fonctionna avec trois entraîneurs car, outre Bernard Le blond, toujours fidèle au poste de coach (et de capitaine), ainsi que Mika Lansky, le club recruta le canadien Luc Tremblay qui arriva d’Espagne.

Avec ce triumvirat, les Bouquetins de la Vanoise terminèrent troisièmes de la poule sud-est de la Division 2, puis sixièmes (sur neuf) de la poule finale. On notera que Luc Tremblay devint également le coach de l’équipe féminine de Val Vanoise avec l’aide d’Emmanuelle Rolland qui était son assistante. La formation montagnarde des filles était composée de la façon suivante. Gardienne : Laure Dullier. Arrières : Sylvie Gacon (capitaine), Martine Blanc, Caroline Benoit, Véronique Maitre, Karen Venturini. Avants : Cathy Deschaume, Sandrine Barioz, Kikka Uchino, Delphine Favre, Suzanne Rolland, Nathalie Lachenal, Sophie Benoit, Magalie olland, Laurie Vaboie et Sonia Kapp.

Pendant le championnat 1996-1997, l’équipe fanion de Savoie emmenée cette fois par les deux co-entraîneurs Luc Tremblay et Bernard Le Blond, progressa sportivement d’une petite marche puisque Val Vanoise se classa deuxième dans la poule est de la Division 2,mais à égalité de point avec Toulouse le leader. On notera que si les Bouquetins furent battu lors du déplacement à Toulouse (3-6), ils prirent leur revanche en s’imposant à leur tour à domicile (4-1). A l’heure du bilan sportif, le HCVV se classa septième sur huit clubs présents en poule finale.

Il faut noter qu’en 1997 la patinoire de Courchevel changea de statut juridique et devint municipale. Du coup, Didier Barioz, jusqu’ici responsable de la patinoire de Pralognan, fut débauché pour prendre la direction de ce complexe sportif de haute montagne.

Lors du coup d’envoi de la saison 1997-1998, il y eu un changement notable concernant Bernard Le Blond qui entamait sa cinquième année dans les montagnes savoyardes. En effet, l’ancien international habitait désormais à Megève en Haute-Savoie avec sa future épouse. Du coup, Bernard Le Blond décida de lever un peu le pied en ne venant plus aux entraînements et en ne disputant que les matches du HCVV à domicile exception faite de rencontres proches de son domicile comme à Annecy. Après le départ de Luc Tremblay, c’est donc le tchèque Mika Lansky qui dirigea désormaisles séances d’entraînements. Par chance, il put bénéficier de l’arrivée de deux nouveaux renforts étrangers : Denis Gosselin des Pays-Bas et Moris Sahin de Suède.

Le parcours sportif de l’équipe fanion de Val Vanoise resta modeste en Division 2 puisque les Bouquetins terminèrent septièmes sur huit dans la poule est puis cinquièmes de la poule de promotion.

Au mois d’avril 1998, Bernard Le Blond, qui avait repris son métier d’opticien à Sallanches en Haute-Savoie, décida de mettre un terme, cette fois définitif, à sa belle carrière de hockeyeur à l’âge de quarante ans. Privé désormais de l’aide du sympathique « Ptit Blond », le président Léo Mounier essaya de trouver un remplaçant.

Lors de la saison 1998-1999, ce fut Dimitri Bochatay (en provenance d’Avignon) qui endossa le rôle d’entraîneur-joueur. Il faut dire que son passage en Savoie est restédans toutes les mémoires… Pour l’anecdote, lors d’une soirée bien arrosée dans la boîte de nuit « La Grange », Dimitri Bochatay vendit une cage de hockey au gérant du night-club contre des bouteilles de whisky ! Le lendemain, c’est Didier Barioz qui se chargea de venirrécupérer cet équipement indispensable pour le club. Par ailleurs, ce coach très particulier qui n’avait pas de permis de conduire, subtilisa un jour celui de Dylan Mounier pour transporter les joueurs avant que la supercherie soit découverte…

Pendant cette période inoubliable, arrivèrent également le gardien suédois Fredrick Hagberg et son compatriote Tobias Torej ainsi que le canadien Stéphane Deneault.

Malgré ces changements, le club de Val Vanoise termina huitième et bon dernier de la poule est de la Division 2. Puis, comme à leur habitude en pareil cas, les Bouquetins se réveillèrent enfin en donnant quelques coups de cornes vengeurs sur la glace ce qui leur permirent de se classer finalement quatrièmes (sur huit)dans la poule de maintien. Pour l’anecdote, au cours de cette deuxième compétition éprouvante pour les nerfs, l’équipe de Compiègne n’effectua pas le déplacement qui était prévu en Savoie et elle fut donc battu par forfait 5-0. En revanche, l’équipe de Val Vanoise honora ses obligations en se rendant comme prévue dans la patinoire de l’Oise où elle s’imposa lors de la dernière journée de la poule de maintien (4-2).

On notera par ailleurs qu’au début du mois d’avril 1999, les patinoires de Pralognan, Courchevel et Méribel, attirèrent à nouveau l’attention sur le plan international puisque c’est sur les trois pistes savoyardes que furent organisés conjointement les championnats du monde juniors (poule B) des moins de 18 ans. A cette occasion, la formation tricolore, dont le « team leader » fédéral était toujours Léo Mounier, termina à la sixième place.

Lors du coup d’envoi de la saison 1999-2000 les hockeyeurs de l’équipe phare de Val Vanoise portaient désormais des maillots blancs avec la marque du supermarché Casino bien en vue sur le torse. Le nouvel entraîneur était Fernand Boutin, un ancien joueur de Méribel, puis de Saint-Gervais et de Dunkerque. La formation savoyarde, emmenée par le capitaine Eric Archain, pouvait toujours compter sur la présence devant la cage du gardien suédois Fredrick Hagberg tandis qu’arriva le renfort slovaque Stanislas Simo. Au moment de faire le bilan du championnat, le club de Val Vanoise se classa en troisième position de son groupe en Division 2 puis cinquième sur huit dans la poule finale.

En 2000-2001, on nota le départ du goal suédois Fredrick Hagberg. En revanche, deux nouveaux portiers arrivèrent : le canadien Eric Joly et Jacques Cossutta de Lyon, ainsi que le défenseur slovaque Sylvester Zadrazil et l’attaquant américain Chris Allan King.

Cette saison-là, le club de Val Vanoise termina cinquième sur neuf dans la poule sud de Division 2. Pour l’anecdote, le 23 septembre 2000, Chambéry fit jouer Stéphane Jay sans licence en règle. A deux journées de la fin, Val Vanoise récupéra ainsi un point sur tapis vert et le vent de la qualification, réservée aux trois premiers, tourna. Battu seulement à la différence de buts pour le titre l’année précédente, le club de Morzine échoua cette fois pour la qualification jusqu’à ce que l’on apprenne que Val Vanoise était dans le même cas que Chambéry, ce qui profita aux Pingouins…

Lors du coup d’envoi de la saison 2001-2002, dans la poule sud de la Division 2, deux hockeyeurs de Chambéry, Renaud Van den Abbeele et le Canadien Robert Wilson, arrivèrent dans le club de Val Vanoise, qui recruta par ailleurs deux renforts lituaniens de « l’Energija Elektrenai », Arturas Svedavicius et Dalius Vaiviukevicius. Le club du président Léo Mounier, que certaines mauvaises langues présentaient presque comme un nouvel « Al Capone » depuis les affaires de l’année précédente, avait par ailleurs recruté deux défenseurs, Yannick Letourneau (Tours) et Lionel Husson (Valence). On notera que le Canadien Fernand Boutin, l’Américain Chris Allan King, le Slovaque Stanislas Simo et Grégory Billiéras figuraient tous dans la liste des partants.

Malgré cela, Val Vanoise se classa quatrième sur douze dans la poule sud de la Division 2 puis quatrième et dernier de la poule pour l’octroi de la cinquième place.

Le début de championnat s’était inscrit dans la continuité de la saison précédente, à savoir en queue de classement. Mais le club de la Vanoise avait ensuite effectué une des remontées les plus spectaculaires de l’année, qui s’était soldée par une quatrième place de poule. Le retour au club de Yannick Letourneau après un passage à Tours avait permis de stabiliser un peu la défense, mais le point fort du club fut son attaque, menée par les deux renforts lituaniens aux noms difficilement prononçables : Arturas Svedavicius et Dalius Vaiciukevicius.

La saison 2002-2003 fut marquée par un événement important dans la vie du club de Val Vanoise qui avait pourtant réussi sportivement à se maintenir en division 1. En effet, n’ayant plus de moyen pour financer son équipe sénior et se trouvant dans l’obligation de faire jouer des « mercenaires » par manque de joueurs locaux, ses dirigeants décidèrent de ne pas réinscrire leur formation phare à ce niveau. Ils préférèrent se recentrer sur le développement du Hockey mineur. Du coup, pendant une longue période qui allait durer sept ans (jusqu’en 2009), l’équipe fanion de Val Vanoise évolua en Division 3 avec presque uniquement des jeunes joueurs locaux.

De 2003 à 2009

Au cours de cette période, notre équipe première évoluera en Division 3 ( 4ème échelon du Championnat français) avec comme Président Alfred Dupont et comme Entraîneur principal Patrick Adin (Ancien coach de l’équipe de France féminine).
Durant ces années le club
va largement développer son Hockey mineur et régulièrement présenter des équipes dans chaque catégorie (Moustiques, Poussins, Benjamins,Minimes, Cadets, Juniors, Féminines, Séniors et Loisirs).

La saison 2008 / 2009 - Vice-Champion de France D3

Lors de la saison 2007/2008 le club est prêt pour présenter une équipe fanion plus représentative, mais l’équipe évoluant en D3 rate de peu la qualification au « Carré Final » (Tournoi à 4 permettant l’accession au niveau supérieur).

Il faudra attendre l’année suivante, et la venue d’un joueur exceptionnel, le canadien Mathieu Cyr, pour avoir le plaisir de goûter au fameux « carré final » ; qualifiés (comme meilleur second) avec les clubs d’Anglet, de Toulon et des Français Volants de Paris (chacun sorti vainqueur de leur poule de qualification).

Les Bouquetins, petits poucets du Tournoi et malgré un départ difficile face à Anglet le futur vainqueur, vont créer la surprise et resteront intraitables face à Toulon et Paris, pour devenir Vice Champion de France de division 3, et surtout pour accéder à l’échelon supérieur.

La saison 2009/2010 - L'accession en D2

Après un départ difficile en Championnat de France de Division 2, l’équipe a réussi à combler son retard pour obtenir le maintien (et terminer 7ème de son groupe)

Battue en huitième de Finale des Play off, elle aura pourtant fait trembler l’équipe de la Roche sur Yon (pourtant 2ème de l’autre groupe et 4ème du championnat au final), en lui infligeant une cinglante défaite sur la glace de Courchevel.

L’équipe termine 14ème au final, mais ressort de cette saison avec une expérience importante, porteuse d’espoir pour l’avenir.

La saison 2010/2011

Une saison plus que difficile pour les Bouquetins avec un sauvetage in extremis en poule de relégation. Il aura fallu attendre l’avant dernier match sur une rencontre de folie contre nos voisins de Chambéry pour connaitre le sort de nos Bouk’s en toute dernières minutes de match.

Voici le résumé du match vu par David Bastien,
meilleur pointeur cette année là :

Je vais vous raconter une petite histoire assez farfelue qui m’est arrivé hier soir lors d’un match de hockey ,
Val Vanoise contre Chambéry.

L’enjeu est crucial, l’équipe qui gagne reste en Division 2 .

Fin de deuxième période Chambéry 5 Val Vanoise 0 .

Dans le vestiaire , nos troupes sont vidées , le moral est au plus bas , la blessure de notre fameux capitaine Bouvier nous fait très mal , nous ne savons plus quoi faire .

Jusqu’au moment où un petit inoffensif Canadien se lève et dit , pour détendre l’atmosphère :

« les boysssssssss j’me souviens en 2008 ou 2009 les canadiens de Montréal perdait 5 à 0 contre les New-York Rangers au Madison Square Garden , bein à la fin de la 3 période s’était 5 à 5 pis ils ont gagné 6 à 5 en fusillade alors nous aussi on peut le faire  » , mais disont que le gardien Yann Chamel, the wall, ni croyait pas m’a-t-il dit en me regardant dans les yeux  » dave nous on n’est pas les Canadiens » .

Le début du 3 tiers commença , deux buts rapide de Val Vanoise et à chaque but le petit canac allait voir son gardien pour lui dire « ON EST LES CANADIENS  » par la suite 5 à 3 , 5 à 4, le petit canac allait toujours voir son gardien en lui disant les mêmes mots « ON EST LES CANADIENS  » .

La foule étant en délire du côté de Val Vanoise les Chambériens ripostent avec un but, le compte étant maintenant de 6 à 4 .

Mais le duo double B revenait à la charge lorsqu’il ne restait que 1 minutes à faire dans le match; la cage étant vide du côté de Val Vanoise pour l’entre-mise d’un sixième attaquant et BOOM 6 à 5 .
Le délire total, on n’y croyait, l’entraîneur de Val Vanoise était rendu à sa 6 crises cardiaque hahaha, maintenant le tout pour le tout , il reste 34 secondes de jeu, engagement gagné par avant par Val Vanoise , le palet est en zone offensive , une passe à Belanger, le tir, l’arrêt du gardien mais le disque est seul devant le cage, ce petit canadien arrive seul et up up up up top lucarne 6 à 6 et comme à son habitude, il retourna voir son gardien de but et lui dit  » ON EST LES CANADIENS » !

La prolongation ne fut pas de maître, car Chamel a fait des arrêt miraculeux ,Tir de barrage maintenant , Chambéry y va, arrêt de chamel ( il était temps ahah) Val Vanoise à son tour arrêt de Chambéry , Chambéry a son tour, arrêt de Chamel , Val Vanoise à son tour et oui non de dieu le but ma parole , maintenant si chamel fait l’arrêt il assure la victoire à Val Vanoise et ainsi s’assure de rester en Division 2 pour l’an prochain , et bein vous savez la fin de l’histoire , il l’arrête puis du coup on gagne le match Complice c’est pas beau comme histoire, de plus c’est vraiment arriver !

Félicitations les boys nous avons montré du caractère mission accomplie, merci aux fans pis maintenant c’est l’heure d’aller se péter la face au bar (avec modération bien entendu!) Cool carakakouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii LA MORAL DE CETTE HISTOIRE C’EST QUE « NOUS SOMMES LES CANADIENS »

David.B

La saison 2011/2012

Une saison réussie pour nos Bouquetins qui auront su rester pendant plusieurs semaines n°1 du classement de sa poule.

Les recrues étrangères et françaises ainsi que les joueurs formés au club auront su créer une équipe homogène tout au long de la saison, pouvant ainsi rivaliser avec les autres équipes du haut de tableau avec succès.

L’objectif du début de saison était le maintien et la qualification pour les Play-off, et se fut le cas, carton plein pour le coach de Vanoise !

Les Bouquetins finissent la saison en étant éliminé des 1/4 de finales des Play-off sur la glace des Rempart de Tours et terminent 7ème au classement général.

La saison 2012/2013

Au cours de l’intersaison un événement important se produisit au sein de l’équipe dirigeante du club de Val Vanoise puisque le président Alfred Dupont, en poste depuis huit ans, décida qu’il était temps de passer la main. C’est donc Pascale Durandard, jusqu’ici responsable du hockey mineur, qui accepta de relever le défi.

Défit en parti relevé avec une saison pleine dans le troisième échelon du championnat de France de Hockey, les Bouquetins terminent second du classement général de la poule B avec comme perspective de faire de bon playoff au vu de la régularité qu’ils nous ont offert dans la 1er phase de championnat.

Mais les choses ne se sont pas passé comme prévu, au grand désarrois des supporters, ces 8émes de finales n’ont pas été du tout bénéfique avec la réception de Chambéry pourtant 7ème du classement de la poule A.

Les Éléphants Chambérien ont su profiter du match 1 sur leur patinoire en assenant un coup de poignard à nos Bouk’s sur un score de 11 à 4, limitant de ce fait les chances de se qualifier pour les 1/4 au vu du goal average.
u match retour, nos Bouk’s ne réussiront pas à rattraper le différentiel de 7 buts de retards sur la patinoire de Courchevel (5-5) et seront éliminé de ces phases finales prématurément !

La saison 2013/2014

Après une saison passée au goût amer, les hommes de Pierre Rossat-Mignod vont de l’avant et finissent cette fois 1er du classement général de la poule A devant Toulouse.

Placé en très bonne position pour les playoffs il rencontre Strasbourg dernier qualifié de la poule B en 8ème de final, puis contre Clermont Ferrand en quart de final en s’imposant à chaque fois en deux matches.

Mais tout ne va pas se passer comme prévu lors des demis finales où nos Bouquetins vont buter malheureusement de justesse contre Tours en s’inclinant sur un match serré dans l’arène des Remparts (5 à 6), puis à Méribel (2 à 4) et coupant l’herbe sous le pied à nos Bouk’s pour l’accession à l’échelon supérieur !

La saison 2014/2015 - Champion de France D2

Remonté à bloc pour cette nouvelle saison, nos Bouquetins vont dominer leur championnat en toute sérénité en terminant une fois de plus 1er au classement de la Poule B dans la saison régulière avec seulement 1 défaite en 16 matchs invaincu à domicile et compte une seule défaite face à Limoges (4-3) et finissent dans cette première phase avec la meilleure défense (45 buts encaissés) et avec l’attaque la plus prolifique avec 106 buts marqués.

La phase finale ne sera qu’une formalité. Les Bouquetins éliminent successivement, en match aller-retour, Evry en huitième, puis Limoges en quart, avant de s’imposer deux manches à zéro dans une série au meilleur des trois matches face à Cergy-Pontoise en demi (8-4 et 5-1). L’efficacité est toujours présente avec pas moins de 32 buts inscrits en seulement six matches !

La finale réunira les deux meilleures équipes de la saison 2014-2015, Val Vanoise et La Roche-sur-Yon, qui ont connu le même rendement.
Le match 1 est extrêmement serré et il faut attendre la prolongation pour que Romain Pierrel offre la victoire aux Bouquetins sur la glace de l’Hogly (4-3) et ainsi l’option de gagner le titre devant un public en feu sur la patinoire olympique de Méribel avec le match 2 remporté sans encombre par nos Bouk’s 3-0 grâce à des réalisations de Vladislav Vrtek, Alexis Gomane et Romain Pierrel.

Nos Bouquetins auront nettement dominé les playoffs ainsi que la phase régulière, méritant amplement leur montée en Division 1 pour la saison 2015-2016.

La saison 2015/2016 - L'accession en D1

Nouvelle saison, nouvel échelon, nos Bouquetins entre dans l’arène de la D1 avec comme effectif des joueurs clés de la saison précédente ainsi que de nouveau renfort étrangers accompagnés de licences Bleu de Grenoble.

Lors de la saison régulière, le mot d’ordre du Coach Pierre-Rossat Mignod et du Président Thomas Fontanel était le maintien en D1, chose qui fût sans suspense au milieu de saison en raison d’une équipe de Toulouse assuré de redescendre en D2 du fait de leur résultat !

Nos Bouquetins réussiront à accrocher la 9ème place du classement d1 avec 11 victoires et 15 défaites en 26 matches avec un  maintient assuré à la clé car aucune phase finale de maintien ne s’est joué cette saison là !

La saison 2016/2017

Nos Bouk’s ont terminé d’une belle manière la saison 2016-2017 figurant dans le dernier carré de Division 1.
Pourtant il faut dire que l’affaire avait bien mal commencée avec seulement trois victoires lors des neuf premières journées du championnat, ils ont notamment enchaîné 10 rencontres sans victoire dans le temps réglementaire.

Mais ils ont su se ressaisir, avec notamment une belle efficacitée en powerplay. Avec 23 buts marqués en 105 périodes de supériorité numériques (21,90%) et 19 buts encaissés en 99 périodes d’infériorité numérique (80,81%), ils ont pris respectivement le 5ème et 4ème meilleurs taux du championnat.
Ce bon rendement leur a permis de décrocher une 8ème place au classement en saison régulière avec sur 24 matches, 11 victoires dont 3 en prolongation et 13 défaites dont 4 en prolongation, avec le droit de participer aux phases finales tant convoité cette année là !

En quarts de finale des Playoffs, Nos Bouquetins sont allé défier Briançon, leader incontesté de la saison régulière. Les hommes de Pierre Rossat-Mignod se sont imposés 6-5 à domicile lors du match 1. Défait lors du match 2 à Briançon (2-3), ils ont ensuite réaliser l’exploit de dominer les Diables Rouges chez eux lors de l’ultime rencontre (4-1). Jusqu’alors, Mulhouse était la seule équipe à avoir battu Briançon sur la glace de René Froger.

Lors des demi-finales, Val Vanoise a affronté Brest. Les Bouquetins ont réalisé un départ canon en remportant le premier match 6-1 devant pas moins de 2300 suporters ! Mais les Albatros, qui avaient l’avantage de la glace, ont renversé la vapeur grâce à deux succès consécutifs (8-0, 7-5).

Notre équipe première termine sa saison de championnat aux portes de la finale d’une bien belle manière en créant la surprise dans la sphère hockey !

2017 - Le HCVV devient le HCMP

Changement de nom au seins du club,
Il ne faudra désormais plus parler du Hockey Club Val Vanoise (HCVV) mais du Hockey Courchevel Méribel Pralognan (HCMP).
Le nouveau président Vincent Gandy succède à Thomas Fontanel et prend les commandes du Club.

La saison 2017/2018

Let’s Go Bouk’s, offrez-nous une belle saison !